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Frédéric
Kott Secrétaire
de section
ÉDITORIAL
: INTERVENTION
LIMINAIRE au CONSEIL MUNICIPAL du 3 JUILLET
Alors
que nous nous dirigeons tranquillement vers la trêve estivale,
pourquoi évoquer la politique nationale ? Et pourquoi pas d'ailleurs
puisque le Maire vient de lancer sa campagne sénatoriale : son
masque apolitique n'aura duré que le temps d'une campagne locale.
Ce
sont les mesures nationales qui conditionnent le cadre des politiques
locales, et donc la vie de nos concitoyens :
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Comment
ne pas évoquer la loi TEPA votée l'été
dernier qui assure des défiscalisations colossales pour les
gros revenus sur 5 ans et plombe pour la même période
le budget de l'Etat, et par ricochet, les moyens alloués
aux collectivités territoriales
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Comment
ne pas évoquer la loi dite de " modernisation de l'économie
" qui va déstructurer de manière dramatique le
commerce et l'artisanat. Nos collectivités pourront toujours
voter des aides ponctuelles aux commerçants ou aux artisans,
cela risque de n'être qu'un " emplâtre sur une
jambe de bois ". C'est l'avenir même de ces professions
qui est remise en cause par les textes de dérégulation
de l'économie votées par vos amis politiques.
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Comment ne pas évoquer le débat législatif
sur le temps de travail ? Le Gouvernement, après avoir trahi
l'accord trouvé avec les partenaires sociaux, va bouleverser
le droit social, avec la primauté donnée à
l'accord d'entreprise sur l'accord de branche, qui n'aura plus qu'une
valeur supplétive. Les normes du travail vont devenir un
élément de compétition entre les entreprises,
sur la base du moins-disant social. A la sortie, on le sait bien,
c'est le salaire et le pouvoir d'achat des salariés qui seront
les premiers frappés.
Pour changer de sujet, c'est un terrible constat d'impuissance
de voir une collectivité déférer ses syndicalistes
devant un Tribunal au lieu de privilégier le dialogue social,
au lieu de porter les combats pour la défense de nos grands
services publics locaux.
Nous exprimons à nouveau notre profond désaccord avec
le mode de gestion par la droite de la collectivité et de ses
ressources humaines, et nous apportons notre soutien aux représentants
syndicaux hospitaliers et municipaux.
Enfin,
comme le Maire a évoqué dans la presse les recours déposés
contre le résultat des élections municipales, nous répétons
que nous ne sommes ni des mauvais perdants, ni des revanchards. Nous
sommes des opposants courtois, constructifs et déterminés.
Nous nous adresserons directement à la population le moment
venu pour faire le point sur les enquêtes en cours et le contenu
de nos dossiers, toujours avec la même sérénité
et la même rigueur intellectuelle.
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